Les bienfaits du contact avec la nature sur la santé dépendent de sa quantité

De nombreuses études révèlent que le contact avec la nature a un impact positif sur la santé. Cependant, peu de références existent sur la durée ou la fréquence de contact avec la nature dont les gens ont besoin pour bénéficier d’un effet optimal sur la santé. Des chercheurs de l’Université de Queensland en Australie et de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni ont analysé les relations entre la durée, la fréquence et l’intensité de l’exposition à la nature, et la santé de 1 538 personnes vivant à Brisbane.

 
Ils ont découvert que les gens qui restaient plus longtemps dans un espace vert avaient des taux de prévalence de la dépression et de l’hypertension plus faibles et que ceux qui s’y rendaient plus fréquemment étaient plus sociables. Ils ont également observé que des niveaux élevés d’activité physique étaient corrélés aussi bien à une durée plus longue qu’à une fréquence plus élevée de visite d’espaces verts. Ces études de corrélation prennent en compte l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC) mais aussi des indicateurs socio-économiques, tels que le niveau de revenu et de formation des personnes interrogées. L’effet de la fréquentation d’un espace vert sur la réduction du taux de prévalence de la dépression et de l’hypertension devient significatif à partir de 30 minutes. Au final, l’étude suggère que des visites hebdomadaires dans des espaces verts extérieurs de 30 minutes ou plus pourraient réduire le taux de prévalence de la dépression jusqu’à 7 % et le taux de prévalence de l’hypertension jusqu’à 9 %.
L’hypertension touche aujourd’hui 20 % de la population adulte française. Par ailleurs, compte tenu du coût médical de la dépression (auquel s’ajoute le coût lié à l’absentéisme, la baisse de la productivité…) estimé en France, à 1,3 milliard d’euros par an d’après le Pr Claude Lepen, économiste de la santé, une augmentation de la fréquence et de la durée du temps passé par la population urbaine dans les espaces verts pourrait avoir un impact économique considérable.


Sources: VAL’HOR